Les essais globaux de l'Odyssée

Les essais globaux



Journal du commandant Dupond… Non, ça fait trop cliché comme truc…
BREF : C’est le dernier évènement majeur avant la livraison du vaisseau !

Il est 3h00, l’équipage est prêt à commencer, les sources d’énergie sont toutes en fonction et stable.
Après un discours d’encouragement prononcé par mes soins et diffusé dans tout le bord,
on démarre les propulseurs interstellaires en direction du système solaire voisin.

On augmente peut à peut la puissance des réacteurs, ce qui augmente notre accélération.
Les générateurs de gravité fonctionnent très bien car on ne ressent pas les changements d’accélération.

Au bout de plusieurs heures, le moteur stellaire 3 chauffe plus vite que les autres,
l’équipe sur place investigue et trouve la cause du problème : le sectionnement d’entrée d’eau froide était mal ouvert,
la situation retourne à la normale une fois ouvert.

Après 5h de route depuis xylon, les moteurs sont à 0.035% de leurs puissances et on doit déjà « inverser la vapeur » car on est déjà à mi-chemin.
L’IA assigné à la propulsion a déjà enregistré une légère déviante vers le bas et vers la droite.
Le défaut est compensé par les moteurs orbitaux. On profite du changement de phase pour tester les commandes manuelles et la manœuvrabilité.

On arrive enfin devant la géante bleue, c’est juste magnifique, on se sent insignifiant à côté de cette étoile.
D’après les secteurs recherche et astronomie, un trou noir s’approche de cet astre et commencera à se délecter du système dans une dizaine d’années.
Les générateurs de gravité compensent parfaitement la sur-gravité de l’étoile, on en ressent pas les effets.
On se place en orbite autours de l’étoile pour le reste de la journée, les essais photosphériques se feront demain.

Il est 8h00, malgré les conditions extrêmes de l’autre côté de la coque (température, rayonnement, courants magnétique intenses et radioactivité),
aucun évènement n’a été déploré cette nuit, la fiabilité de ce vaisseau m’étonne.

On commence à s’approcher des bains de plasma, en commençant par une zone moins chaude : une tâche sombre, on est juste au-dessus d’une grande.
En cas de perte de sang-froid, j’autorise quiconque, sauf l’équipe de quart, à quitter la passerelle à tout moment
car l’opération risque d’être intense.
On s’apprête à réaliser un exploit jamais fait dans toute l’histoire de Xylon,
c’était même pas testé sur des machines autonomes : s’immerger dans une étoile.

Nous nous trouvons à présent à une centaine de kilomètres de la surface, les systèmes de réfrigération ne sont même pas à la moitié de leurs puissances.

Les choses vont se compliquer à présent : on va faire toucher la coque. Tout le monde se tient près à agir en cas de problème, ça peut facilement tourner au désastre.
Après des minutes interminables, la coque touche enfin et se déforme que très peu, même moins que ce que prévoyaient les calculs.
Les locaux au plus proche du contact n’ont pas beaucoup augmenté niveau température.

A présent, on se prépare à s’immerger jusqu’au plancher de la passerelle, on s’enfonce lentement.
Une fois à la hauteur voulue, la vue est indescriptible tellement elle est belle, on reste comme ça quelques minutes afin d’admirer le tableau.

Puis, on s’immerge totalement et on va jusque-là profondeur de la photosphère, dans le but d’y rester une demi-heure.
Une fois le temps passé, le commissaire de la corporation exige qu’on teste le centre de l’astre, je refuse et s’en suit un débat houleux dans la passerelle.
Même si les calculs indiquent que le vaisseau y résistera, l’enjeux en vaut pas la chandelle.

On finit par sortir de l’étoile et se mettre en orbite de la troisième planète pour la nuit.
Le rapport des essais est envoyé à la corporation qui valide le vaisseau et nous donne l’ordre de rentrer.
On profite du reste de la journée pour préparer la cérémonie de livraison qui aura lieu demain, pour ma part, le discours est prêt depuis longtemps.

Notre arrivé en orbite de xylon se déroule en grande pompes, les grands de la corporation montent à bord, ainsi que tous ceux qui ont participé au projet,
s’en suit une grande cérémonie. Une fois les discours interminables, y compris le mien passés, c’est la fête générale à bord.

Demain, tous ceux qui ne feront pas parti du voyage seront débarqué et on commencera l’appareillage vers l’inconnu…



ParNautavius,mentions-légales dernière mise à jour le : 02/04/2019 Licence Creative Commons