I Walk Alone

Épisode CDT_02 : I walk alone



L’odyssée est une série de vaisseaux magnifiques, pleins de courbes de façon à allier aérodynamisme et légèreté. Même si l’aérodynamisme, on s’en fou, on est dans l’espace et la légèreté… pour un engin de plusieurs millions de tonnes… on y repassera !

La grande force de l’odyssée VI est son surdimensionnement, ça permet d’avoir plus de souplesse, même en cas d’avarie. Ça n’a pas été le cas pour l’Odyssée II, dont l’équipage repose en paix.

L’odyssée II est suffisamment rénovée pour commencer les essais de propulsion couplé, l’Odyssée VI fournit l’énergie pour les deux vaisseaux, d’après le bilan de puissance, pas besoin d’allumer un réacteur supplémentaire, mais on va en allumer un quand-même par sécurité. Sa partie vie est elle totalement rénovée, je laisse à l’équipage le choix du vaisseau dans lequel ils veulent dormir. Sa passerelle à les mêmes infos que le « vaisseau mère », les programmeurs sont entrain de concevoir un groupe d’IA afin d’aider au pilotage du vaisseau et gagner en souplesse. Il nous manque plus que des chasseurs et on devient un vaisseau de guerre.

L’essai fut concluant, le vaisseau est bien plus manœuvrable, ce qui permet d’aller tranquillement jusqu’à destination, il semblerait qu’il y ai une planète viable, mais ça reste à voir. Les scientifiques ne veulent quasiment rien me dire sur la destination, c’est pas faute de les « cuisiner » afin d’avoir des réponses, même les IA s’y mettent à me cacher des infos sur la destination, c’est frustrant !

Les capteurs repèrent de plus en plus d’objets céleste au fur et à mesure qu’on avance, on est en bout de galaxie mais on atteint une zone bien dense, On penserais même à une galaxie dans une autre galaxie, mais aucun trou noir n’est détecté au centre de cette zone, c’est bizarre. C’est pourtant notre destination. Il y a une planète gazeuse immense, plus massive que l’étoile de ce système, elle est même au centre, c’est… troublant. Mais on ne fait que passer, on a que les mesures de notre passage. Mais il parait que la destination sera plus spéciale.

Qu’es ce qu’il y a de pire que de perdre un moteur ? les perdre tous !!! et des deux vaisseaux en simultané ! Ils ont vérifié les moteurs et les lignes, rien à signaler. Les instrumentistes ont vérifié les dis-rupteurs et il semblerait qu’ils aient tous déclenché en même temps, par une commande dont les fils sont pas marqués sur les schémas. C’est arrivé à la suite d’une mise à jour imposée au système sans qu’on reçoive les codes sources, contrairement à d’habitude. Les informaticiens comparent les codes afin de déceler les différences. En attendant impossible de réarmer les dis-rupteurs et on a du mal à se guider, le but est juste de rien toucher.

Je me suis encore engueulé avec la corporation, ils avouent être à l’origine de cette panne générale des moteurs et disent que le code rend la propulsion quand on détachera l’odyssée II qui rentrera tout seul sur Xylon. Je les ai envoyés chier et a ordonné de créer un sas de mise à jour et remettre les programmes d’avant la mise à jour. Ils recevront aucune de nos données tant que je serais pas calmé ! Inutile de dire qu’ils se sont déjà servis niveau données pendant la mise à jour. Ils m’ont aussi reproché de ne pas m’être intéressé suffisamment au dernier système qu’on a traversé, à y être, autant pousser le bouchon au maximum.

La corporation à encore tenté d’imposer une nouvelle mise à jour, une qui cette fois forcera la séparation entre les deux vaisseaux. Mais là-dessus on avait pris de l’avance en mettant des goupilles pour bloquer mécaniquement tous les couplages, les manœuvres de séparation d’urgence sont inconnus des bases de données où ils ont accès. Ils exigent qu’on largue l’Odyssée II sans quoi ils nous coupent toute l’énergie. Mes gars sont en train d’inhiber tous les fils non marqués de manière à garder le contrôle de nos vaisseaux et le sas de mises à jour est déjà en place et bloque toute entrée de donnée venant de Xylon. Les informaticiens remettent les anciens programmes afin qu’on récupère la main sur nos installations. Ils ont réussi à décrypter les codes de déblocage, mais pas tous, ils ont pas encore trouvé ceux de la propulsion.

La corporation m’a encore contacté et me demande de leurs laisser la main sur mon vaisseau afin de le débloquer. J’ai refusé, je leurs fais pas confiance, j’ai fait débloquer le sas informatique et ils ont envoyé un code. D’après les informaticiens, c’était pour bloquer d’autres installations telle que la distraction et une partie de la ventilation, mais ça leur à donné une meilleure base de travail pour le décryptage. Ils ont enfin pu débloquer la propulsion.

Vous saviez qu’ils ont mis un système d’annihilation du vaisseau ? avec un automate dédié à ça afin de mettre au vide tout le vaisseau instantanément ! les informaticiens ont trouvé ça dans les codes qui ont été envoyé dernièrement. On a réussi à désactiver l’automate et on a mis un levier cadenassé pour commander ça (on sais jamais). A la suite de ça, je laisse plus de nouvelles à la corporation, je fais le mort.

L’automate sorti de l’installation, on lui envoie le code donné et il réalise bien la séquence de mise sous vide de tout le vaisseau, on a bien fait de l’enlever et de ne pas faire confiance à la corporation. Ceci-dit, on reprend la route et les ennuis restant seront surtout au niveau diplomatique sans risque pour le vaisseau et son équipage.

J’ai demandé aux ingénieurs de concevoir un drone capable d’aller sur Xylon et de se poser sur la plateforme hélico du siège de la compagnie, c’est enfin fini. Je vais pouvoir leurs rendre leurs automates qui nous ont pourri la vie, les informaticiens les ont remplis de virus et ça permettra de leurs exprimer toute notre gratitude pour cette expérience. Une des fonctions des virus est d’afficher des messages qu’on a marqué, ça fige l’écran et détruit le réseau. Ils auront pour 3 semaines à tout remettre en place. On le lance demain et il mettra 3 mois à arriver, son nom : Ralganaziel, je sais pas d’où ça sort mais ça m’inspire. A présent, la pire réponse qu’ils peuvent nous envoyer ce serais un drone pour nous détruire. Avec toutes ses histoires, j’en ai oublié où on allait.

On arrive sur le système stellaire prévu, les images radar sont inimaginable, c’est tellement grand, il y a tellement d’objets, l’IA met du temps à les identifier, même les plus gros. De visu, il y a une géante bleue au centre, autours duquel gravitent quatre étoiles de taille moyenne sur une même orbite. Entre la géante bleue et les étoiles il y a des planètes gazeuses, qui sont extrêmement chaudes, plusieurs milliers de degrés. Et autours de cette zone centrale il y a des planètes qui gravitent autour, l’IA n’a pas encore calculé la zone tempérée, mais il y a tellement de planètes, on en trouvera bien une viable dans le lot, on y posera une sonde autonome pour garder la position connue et voir comment fonctionnent les saisons.

Les planètes sont constamment attaquées par des vents stellaires venant de la zone centrale, seules les planètes les plus grosses et ayant un cœur ferreux suffisamment grand arrivent à garder une atmosphère. La radioactivité des planètes est relativement plus grande quand sur le système Xylonnien. Toutes les planètes sont alignées sur un seul et même disque, pas une seule n’a d’angle de décalage sur son orbite. Le système est tellement complexe que les IA sont pas d’accord entre eux et ça génère des résultats intéressants au niveau des IA et ça met bien en valeur leurs manières de raisonner. On restera quelques temps sur ce système, il faut juste trouver une bonne orbite.

On a enfin trouvé une bonne orbite, à l’extérieur de l’orbite des quatre étoiles et sur une orbite polaire (qui longe les pôles de la géante bleue). C’est un bon compromis entre sécurité et observation.

La corporation m’a envoyé un message ce matin, ils souhaitent s’excuser de tout le tors qu’ils ont causé et veulent renouer le dialogue avec nous. Ils ont vu qu’on se rendait dans un système très intéressant et espèrent qu’on en trouvera d’autres. Ils souhaitent qu’on y laisse une de nos balises pour garder la position. Je leurs ai répondu que je verrais ce que je peux faire. Ils ont compris qu’on leurs sera plus rentable vivant que mort, surtout avec des trouvailles comme celle-là.

Je viens d’apprendre que la corporation créé une nouvelle classe de vaisseaux d’exploration, plus petits, avec moins d’équipage et plus rapide, mais avec moins d’autonomie : la classe Galaxian, par rapport à leurs portées, ils doivent rester dans la galaxie d’origine. Quand ils vont voir le Ralganaziel arriver ils en reviendront pas. L’Odyssée VII est encore en construction et le chantier à pris du retard à cause de nous par rapport à notre retour d’expérience : ils ont modifié pas mal de choses dans les plans et matériaux. Sur Xylon, les scientifiques cherchent encore comment créer toutes les matières dans l’espace, surtout tout ce qui est métaux, un réacteur est à l’essai en ce moment, mais ça semble mal parti.

A bord nous étudions la possibilité de construction de frégates spatiales, surtout avec des systèmes d’armes ne nécessitant que de l’énergie. Ces armes à énergies devront être puissantes et ne pas rebondir sur des surfaces réfléchissantes comme des miroirs, donc pas de lumières ni lasers. Nous étudions surtout comment explorer les planètes du systèmes et étudier les étoiles du système.




ParNautavius,mentions-légales dernière mise à jour le : 27/05/2019 Licence Creative Commons